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Présentation Mayotte est une collectivité territoriale, située dans l'océan Indien, au nord du canal de Mozambique. Elle est la plus méridionale des quatre îles formant géographiquement l'archipel des Comores. D'une superficie de 374 kilomètres carrés et peuplée de 131 320 habitants (recensement du 5 août 1997), cette collectivité territoriale éloignée de 8 000 kilomètres de la métropole, dont le chef-lieu est Dzaoudzi, est formée de deux îles principales, Grande Terre et Petite Terre, et d’une trentaine d'îlots. Statut En 1974, par référendum, trois des îles de l'archipel des Comores optent pour l’ indépendance. Mayotte refuse ce choix. Le 8 février 1976, les Mahorais confirment par un nouveau vote leur volonté de rester au sein de la République Française. La loi du 24 décembre 1976 constitue Mayotte en collectivité territoriale de la République. Une nouvelle loi votée le 22 décembre 1979 porte que " l’île de Mayotte fait partie de la République Française et ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population ". Son organisation est fixée par la loi n° 76-1212 du 24 décembre 1976. Mayotte est représentée par un député et un sénateur au Parlement, et dotée d'un Conseil général (19 conseillers) élu au suffrage universel direct. Un Représentant du gouvernement, qui a rang de préfet, est nommé en conseil des ministres. Il est l'organe exécutif de la collectivité et a en charge les intérêts nationaux, le contrôle administratif et le respect des lois. Il assure également l’exécution des décisions du Conseil général. Ce statut temporaire n’est ni celui d'un département d'outre-mer ni celui d'un territoire d'outre-mer. L'île est divisée en 19 cantons et 17 communes. Chacune est administrée par un conseil municipal présidé par un maire élu au suffrage universel. Les délibérations sont soumises à l'approbation du représentant du Gouvernement. Un tribunal de première instance, un
tribunal supérieur d'appel, et un tribunal administratif siègent à Mayotte.
La loi de 1976 modifiée en 1979 organisant la collectivité territoriale a prévu une consultation des Mahorais sur la question statutaire. Des discussions ont été engagées, en décembre 1998, avec les formations politiques mahoraises en vue de la tenue de cette consultation. Population
Source : INSEE Mayotte 98/99 EconomieL'économie de Mayotte est basée principalement sur l'agriculture. Ses sols d'origine volcanique, bien arrosés, sont fertiles, la forêt couvre 20 000 hectares et les surfaces cultivables estimées à 24.000 hectares, soit deux tiers de la superficie de l'île. Mais seuls 14.550 hectares sont cultivés, ce qui offre des perspectives importantes d'amélioration des activités agricoles. Les exportations mahoraises sont concentrées sur trois produits d'origine agricoles, l'ylang-ylang (utilisé dans l'industrie du parfum, couvre plus de 3/4 des exportations), la vanille et la cannelle. Le taux de couverture des importations par les exportations demeure très faible, 2,5% en 1997. La pêche demeure artisanale et son développement nécessiterait une exploitation hors lagon qui n'est pas encore systématique. Quant à l'artisanat, il se définit à Mayotte comme l'ensemble des activités qui assurent un moyen de subsistance, voire un revenu complémentaire à une frange importante de la population. L'insuffisance des infrastructures constitue un handicap pour l'essor du tourisme malgré un riche potentiel. Mayotte, qui ne possède aucune ressource minière ou énergétique, dispose de quelques petites industries, notamment dans le secteur du bâtiment et travaux publics. Les importations de matériel de transport ont augmenté. Cette évolution trouve son origine dans le développement des commandes du secteur du bâtiment et des travaux publics. Dans les années à venir, le développement économique de Mayotte devrait s'accélérer sous l'effet des mesures décidées par le gouvernement et mises en oeuvre par le contrat de plan d'un montant global de 983 MF pour la période 1994-1998, une convention de développement d'un montant de 2 167 MF sur la période 1995-99, et le contrat de ville de Mamoudzou, signé mi-novembre 1994, qui représente 350 MF sur 5 ans. Ces mesures portent sur l'amélioration des infrastructures, de l'habitat, des équipements socio-éducatifs et sanitaires, de la desserte en eau potable; ainsi que sur le développement des productions locales. Source : |
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